Anecdote intérieure

Nouvelle Humanité : le devenir d'une conscience

Portrait d'une mutation intérieure

Création de Sylveen S. Simon – 03 mai 2026 –
image réalisée avec Microsoft Copilot

Extrait :

Mizaru s'est avancé, ses mains dévoilant ses yeux qu'il fermait doucement, comme pour protéger une flamme fragile. Il me montrait que la vision véritable ne vient pas des yeux, mais de l'intérieur de nous.

Kikazaru posait ses mains sur ses oreilles comme on pose un voile sur un coquillage. Il m'apprenait que le silence n'est pas l'absence de sons, mais un espace où l'on peut enfin s'entendre soi-même et développer notre propre mélodie.

Iwazaru gardait sa bouche close, non par contrainte mais par respect pour la parole qui doit être réfléchie avant d'être prononcée. Il me rappelait que chaque mot pouvait être une arme, que le monde se tisse avec ce que chacun dit, et pour ma part, par ce que j'écris et transmets.

Et puis il y avait Shizaru. Je ne l'avais encore jamais vu. Il semblait légèrement plus jeune que les trois autres. Il posait ses mains sur son cœur et sur son ventre, comme s'il voulait dire : « Ne fais pas le mal et ne le laisse pas t'atteindre. Ne laisse pas un mauvais geste trahir ta lumière. »

Les quatre singes formaient un cercle qui tournoyait sur lui-même, remplissant mon espace intérieur. Ils se déplacèrent en spirale, comme un souffle léger, pour former un triangle avec un point central qui était Mizaru. Kikazaru et Iwazaru étaient à la base du triangle, Kikazaru à gauche et Iwazaru à droite. Shizaru était situé à la pointe haute du triangle.

Leurs gestes étaient lents, fluides, presque liquides. Ils se mouvaient comme le Qi dans le corps, comme la brume qui glisse entre les montagnes, dans une sorte de guidance naturelle, afin que je capte chaque mouvement.

Puis ils formèrent un carré avec Mizaru en haut à gauche, Shizaru en haut à droite. Kikazaru et Iwazaru avaient inversé leur position.

Soudain, j'ai compris qu'ils m'enseignaient quelque chose, comme dans mes pratiques de Qi Gong et de Taï Chi !


Sylveen S. Simon – 1er mai 2026
Anecdote intérieure pour les écrits de Sylveen